Love me ? Lovecamp !

coeur en rubis (tant qu’à faire, hein)

La Saint Valentin approche.
On va avoir droit à du rose, de la guimauve, de l’amûr, du doux… du sexe, aussi.
Nos chéri.e.s se sentiront obligés de nous gâter de toutes les manières possibles, ce qui fera bien plaisir aux magasins de lingerie, aux restaurateurs et aux fleuristes et les déculpabilisera pour le reste de l’année (« Tu veux que je change de chaîne, mais… mais t’as VU ce que je t’ai préparé/offert pour la Saint-Valentin ??? »). Et cette soirée est sensée être aussi active et sensuelle que possible et battre le fameux black-out de New-York, avec une hausse des naissances prévue fin novembre pour les plus veinards – les maternités se préparent déjà, c’est dire. Véridique.

Si on n’a pas de chéri.e, on évitera soigneusement de sortir le 14 au soir (ah, tous ces couples guindés au restaurant, ou complètement lubriques) et on tâchera de rester zen quand on recevra des pubs, des messages, des informations, des bons de réductions et autres invitations “ juste pour les amoureux ”. Dans sa barbe (parce que sinon, on passera pour des frustré.e.s), on maudira cette incitation obligatoire à être en couple car, c’est bien connu, « hors le couple, point de salut » et chaque occasion est bonne pour le rappeler à notre bon souvenir. Se faire raccrocher au nez par un prospecteur téléphonique parce que l’offre n’est valable que pour les couples ; devoir amener obligatoirement quelqu’un à un dîner « pour l’équilibre de l’ambiance » ; se faire regarder de travers par les non célibataires qui ont peur qu’on leur vole leur moitié, pauvres proies en manque que l’on est ; se faire demander “et votre conjoint.e en pense quoi” par les banquiers, les concessionnaires auto ou les assureurs… Liste non exhaustive.
Les sites de rencontre font leur beurre, pour les célibataires désespérés ou collectionneurs ou les en-couple qui ont besoin d’aller voir ailleurs, ceux qui aiment les chiens, les chats ou les serpents, sans oublier toutes les déclinaisons possibles autour de la religion, de l’origine géographique ou même des goûts sportifs, culturels ou bizarres. Leur seconde campagne de pub arrive man-dieu-t’es-celibe-pour-le-14-fevrier-la-loose, après celle du post-Nouvel An tu-t’est-tapé-les-vacances-en-famille-vous-vous-êtes-largués-après-vite-il-faut-retrouver-quelqu’un et avant celle du printemps les-hormones-les vêtements-légers-les-petits-oiseaux-vite-vite.
Chouette.

affiche du LoveCamp de Dijon

Mais pour sortir un peu du cadre et réfléchir à tout ça, des étudiants du Master en stratégies de communication internationale de l’Université de Bourgogne vont faire un LoveCamp le 15 février prochain.
Mais qu’est ce que c’est encore que ce truc, espèce de geek dingue que je comprends jamais ce que tu dis, me direz vous ? Non, ce n’est pas un camping pour amoureux, ou une journée de rencontre pour trouver son âme sœur dans un cadre bucolique et spartiate. C’est un “ barcamp ”, une journée participative un peu beaucoup axée sur les nouvelles technologies, et thématisée ce jour-là sur l’amour, les relations et ce que les nouvelles technologies ont changé dans nos manières d’aimer et les séries sur le sesque aussi.
Il y aura des tables-rondes, des ateliers et ils nous annoncent des surprises (j’ai un peu peur). Les membres de l’équipe organisatrice ont créé des profils sur différents sites et nous raconteront ce qu’ils ont vécu et ce que cela leur inspire, et ce n’est pas piqué des hannetons. On parlera couple, célibat, mais aussi harcèlement, sexisme en vrai,  en ligne et dans les jeux vidéos, tendances, comment faire durer son couple – car il y en a qui durent – comment rompre avec classe… ou même comment se passer de tous ces outils numériques !
Des spécialistes en sociologie, en psychologie, en marketing, des amateurs, des curieux pourront se rencontrer et échanger sur tous ces sujets. On pourra même y participer à distance (je pense à vous, blogueurs et autres twittos qui en auraient envie). Ce type de format est fabuleux pour créer des synergies, ouvrir des perspectives, parler de ce qu’on aborde jamais dans les conférences ou congrès ; tout le monde est au même niveau, PDG comme expert, étudiant ou je-passais-par-hasard. J’ai toujours été émerveillée de voir naître des idées et des projets qui ont abouti et son devenus de vrais succès, au détour d’une simple conversation initiée lors d’un barcamp.

A mon avis, ça va être intéressant. Bon, ok, c’est le énième barcamp auquel je participe, avec une belle bande de « metteurs de feu » et je suis assez convaincue du format.

Alors, rendez-vous à la Fac de Dijon le 15 février pour ceux qui peuvent, et pour les autres, sur le site du LoveCamp où vous pourrez suivre la plupart des événements et interventions  et évidemment #lovecamp sur twitter et sur Facebook !

(merci à Stéphanie, qui m’a bien poussée à chroniquer malgré mon emploi du temps débile et mon essouflement au micro 🙂 )

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